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15/12/2009

Une aventure de John Robot : la liste de M. Delarche (1)

La barbe de M. Delarche.jpg

John Robot était assis à son bureau, écoutant attentivement son visiteur – et peut-être futur client - en sirotant un jus de boulons glacés. C’était un Monsieur d’un âge indéfinissable, dont la barbe noire présentait d’étranges reflets argentés si bien que, selon l’angle d’où on la regardait, elle lui donnait tantôt l'air d’un vigoureux marin, tantôt celui d’un sage conteur. Il disait s’appelait M. Delarche, mais John n’était pas dupe, il s’agissait sans doute d’une fausse identité. L’homme expliquait à John : « Voilà, Monsieur Robot, je suis chargé de convoyer un certain nombre de gens en vue d’un événement dont je ne puis hélas vous parler. Sachez toutefois qu’il s’agit d’un événement d’importance et qu’il convient d’apporter à sa préparation toute la diligence nécessaire. Vous avez à cet égard la réputation d’être un professionnel soigneux et jusqu’au-boutiste, comme en témoigne votre brillante contribution à l’arrestation du tueur à la seconde – dont on a fait beaucoup de cas dans la presse ». John Robot appréciait toujours les compliments, et venant d’un inconnu et potentiel client, cela le comblait encore plus. Il hésitait toutefois s’il devait revoir ses tarifs à la hausse pour rentabiliser les louanges, ou au contraire faire preuve de tempérance eu égard, comment dire, à son statut naissant de sauveur public. M. Delarche poursuivait : « J’ai déjà une liste de passagers de tous bords et de toutes origines, mais j’aimerais avoir votre avis sur certains d’entre eux… Vous devez savoir que ces gens devront passer un très long temps ensemble, et que les actes qu’ils pourront poser auront des conséquences que ni vous ni moi pouvons imaginer.» John Robot était intrigué, mais il ne savait trop que répondre. « Avez-vous plus de détails à me donner ? » demanda-t-il. « Non, répondit M. Delarche, pas à ce stade, mais j’ai la liste avec moi et votre prix sera le mien ». Cette dernière information était essentielle. John Robot avait passé des vacances couteuses et il venait de décider que son statut de sauveur populaire en puissance pouvait justifier un tarif haut de gamme. Il estimait donc avoir toutes les informations en main et marqua son accord. « Marché conclu, alors, confirma M. Delarche. Voici la liste. Et voici une avance. Je reviendrai dans quelques jours. » Et il sortit du bureau de John Robot, avec une rapidité déconcertante. » (à suivre…)

17/06/2009

Les enquêtes de John Robot : La Bouille

La Bouille (web).jpg

Cet ami de John Robot - il s’appelle La Bouille et c’est son meilleur indic' - on le mène facilement par le bout du nez, qu’un bavard déverse des flots de paroles, La Bouille surnage et reste pendu à ses lèvres, n’importe quel bobard, n’importe quel ragot, il les écoute d’un bout à l’autre et les gobe d’un trait, c’est quelque chose.

Comme il reste crédule et pantois jusqu’au bout, les blablateurs se sentent à l’aise, se laissent aller mine de rien à plus de confidences qu’ils n’y comptaient, et se sentent obligés d'achever leur récit par une grande tape dans le dos de La Bouille, si forte qu’il manque presque de tomber à terre, histoire sans doute que La Bouille comprenne bien qu’il a intérêt à la boucler ; et La Bouille la boucle toujours, sauf avec John Robot, pour des raisons qu’il conviendra un jour d’expliquer.

04/06/2009

La Nuit et John Robot

La nuit blanche (web).jpg

John Robot avait toujours un peu peur la nuit. Il craignait les recoins sombres, les bruits sourds, les quartiers mal éclairés. Il évitait surtout les ruelles étroites plongées dans le noir, d’où pouvaient déboucher tout un tas d’êtres malintentionnés : mangeurs de sommeil, voleurs de rêve, encauchemardeurs. Face à de tels monstres, il n’y avait rien que John put faire, si ce n’est prendre la poudre d’escampette. Pratique et prudent comme il était, John Robot prenait donc souvent les devants : devait-il rentrer à une heure tardive, hé bien, il le faisait en courant, et vite encore. C’était toujours ça de pris. Il rentrait plus rapidement chez lui, cela le maintenait en forme, et la forme, pour un détective, c’est important.

20/04/2009

John Robot: Les planques avec l'Oeil

L'Oeil (web).jpg

John Robot aimait bien planquer avec l’Œil, un vieux de la vieille, une vieille branche d’ami qui acceptait encore quelques missions pour arrondir sa pension.

L’Œil traînait toujours avec quelques potes, des oiseaux louches qui passaient la nuit à planquer avec eux, à papoter et à jouer aux cartes. John se faisait souvent plumer aux cartes, et une bonne part de ses honoraires nocturnes y passait, mais les heures d’observations souvent trop ennuyeuses filaient alors plus agréablement.

Au matin, parfois, John Robot n’osait plus bouger : un vieil hibou ronchon qui l’avait mis à sec au poker s’était endormit sur son épaule, quelques carrés d’as de rechange glissant de sous son aile relâchée. John Robot poussait alors un léger soupir, et s’endormait jusqu’à la nuit suivante.

26/03/2009

Le Roi Fantôme

Le Roi Fantôme (web).jpg

John Robot s’arrêtait souvent quelques minutes devant la statue du Roi Fantôme. Celle-ci l’avait toujours intrigué mais, malgré son inclination naturelle à l’investigation, jamais il n’avait osé la toucher pour s’assurer de sa présence, ou même lui jeter une petite brindillle, pour voir. On ne sait jamais avec les fantômes, pensait-il. Ils peuvent se mettre dans des états pas croyable pour des broutilles, et vieilles de cinq siècles encore. Surtout s’ils sont Rois. Il poursuivait son chemin, se jurant chaque fois qu’à sa prochaine promenade, il lui lancerait un pot de peinture.

21/03/2009

La Convention des Phobiques (2)

Souvenir du Pantophobe (web).jpg

(suite et fin du post du 3.3.2009)

John Robot avait rapidement deviné. Le Rassureur ne pouvait être personne d’autre que ce fameux invité spécial, le Pantophobe. Comment une personne qui avait soi disant peur de tout pouvait se déplacer à travers le pays et s’exprimer devant toute une assemblée ? Cette phobie « globale » ne pouvait être qu’une supercherie et John Robot était bien content de l’avoir aussi vite déjouée. Il alla se poster à l’entrée des invités et cueillit le Pantophobe dès son arrivée. Balayant d’une geste les dénégations et les suppliques attérées de l’organisateur, John Robot s’enferma dans une pièce avec le Pantophobe-Rassureur et se planta devant la porte, bien décidé à ne pas quitter le gaillard des yeux jusqu’à la fin de la Convention. Le Pantophobe finit par s’endormir, suivi peu de temps après par John Robot, qui n’avait pas encore bien récupéré de ses vacances.

Il furent réveillés tous deux par le vacarme de poings tambourinant sur la porte. C’était l’organisateur qui - John Robot le constata en lui ouvrant– fulminait de rage et tremblait de colère. Le Pantophobe n’était pas le Rassureur, dit-il avec un abominable rictus. Le Rassureur, entretemps, avait sévi et tous les phobiques présents avaient perdus leur phobies. J’espère que vous avez une bonne assurance, Monsieur Robot. Il y avait un cas extrêment rare de Phobophobe et - La peur d’avoir peur, glissa le Pantophobe à l’oreille de John Robot -  et ce Phobophobe a perdu toute crainte ! Il menace de nous faire un procès ! » John Robot était bien embêté, mais il fit comme si de rien n’était. Vous lui donnerez ma carte, répondit-il en haussant les épaules.

Le Pantophobe semblait quant à lui tout à fait heureux de ne pas avoir été affecté par la venue du Rassureur. Il invita John Robot au restaurant. Chemin faisant, John Robot  ne put s’empêcher de le questionner. Mais comment allez-vous faire au restaurant ? Vous n’avez pas peur de tout ? Bah, répondit le Pantophobe avec un petit sourire, à la longue, avoir peur de tout, ou n’avoir peur de rien, cela finit par se ressembler… Et de fait, au moment de payer l’addition d’un repas de seigneurs, le Pantophobe n’eut pas l’air de trembler, ou du moins, s’il eut peur, il n’en laissa rien paraître.

 

03/03/2009

La Convention des Phobiques (1)

Phasmophobie.jpg

John Robot avait été contacté par Monsieur F., organisateur de la Convention annuelle des Phobiques. Il y en avait de toutes sortes, et il serait gouleyant de tous les citer ici mais cela prendrait un peu de temps. Or, le temps pour John Robot était compté. Monsieur F. avait reçu des menaces qu’il qualifiait de « sérieuses » annonçant la présence - incognito bien sûr- du Rassureur le plus puissant de la région. Comme son nom l’indique, un Rassureur a le don d’absorber les phobies, même à l’insu de leurs porteurs. Si celui-ci parvenait à assister à la convention, et à prendre la parole devant toute l’assemblée, les plus faibles n’y résisteraient pas. Leurs phobies seraient immédiatement envolées, évaporées, et avec elles leur joie de partager avec leurs congénères phobiques «Outre la perte de membres, vous comprenez, susurra l’organisateur. Nous avons de plus l’honneur de recevoir le seul Pantophobe du continent, qui doit arriver d’une minute à l’autre. Ce serait pour nous un désastre de le perdre. ». John Robot appris qu’un pantophobe avait la phobie de tout, et il se demandait comment cette personne pouvait bien faire pour se déplacer de conventions en conventions.

Le boulot n’avait pas l’air très attrayant, mais les vacances de John Robot lui avaient coûté plus que de raison, aussi accepta-t-il sans trop négocier le tarif. Il se mit immédiatement à la tâche. [à suivre...]

Les vacances de John Robot

Le Dépiquepocket (web).jpg

Le meilleur endroit où passer ses vacances, selon John Robot, c’est au supermarché. Assis dans une chaise longue, rayon meuble de jardin, coiffé d’un chapeau de paille et le nez chaussé de lunettes fumées, il profite de la température agréable et de l’ensoleillement certes artificiel, mais constant. Voilà pour John Robot la situation idéale. Toutefois, tout cela serait vite lassant, s’il ne pouvait y pratiquer l’un de ses jeux préférés : le dépiquepocket.

L’œil fureteur, John Robot repère sans les appréhender ou les dénoncer les petits voleurs du dimanche, les grands-mères kleptomanes et les picoreurs à la sauvette, ceux-là qui subrepticement ouvrent les paquets et y soustraient une dime illégale. Discrètement, John Robot les file, subtilise leur butin et le remet en rayon. Il observe ensuite, au passage de la caisse, leur mine angélique mais crispée, puis leur air déconfit au sortir du magasin, lorsqu’ils réalisent qu’ils n’ont rien emporté…

A la fin de la journée, John Robot fait un brin de causette à la gardienne. Elle lui annonce parfois toute fière qu’aujourd’hui, elle a pris un de ces chapardeurs la main dans le sac ! John Robot sourit. Si elle savait, ce serait sans doute la fin des vacances.

08/02/2009

L'Astéroïde

Astéroïde.jpgJohn Robot sortait chaque soir promener son Astéroïde. Il se rendait jusqu'au parc, et le laissait rejoindre l'espace librement.

Il arrivait que son Astéroïde ne rentre pas immédiatement. Il pouvait parfois se passer des jours et des jours avant qu'il ne revienne d'une escapade dans une autre galaxie, couvert de résidus de comète, de poussières stellaires et d'autres choses bien plus étranges. John Robot s'empressait de débarasser son Astéroïde de ces traces potentielles de vie extraterrestre, de ces matériaux vraisemblablement inconnus, et mettait tout dans une caisse à la cave. Ensuite, son Astéroïde dormant à ses pieds, il s'installait confortablement dans son fauteuil et reprenait, rassuré, la lecture de ses romans policiers.

31/01/2009

Le Tueur à la Seconde (suite et fin)

Le Tueur à la Seconde en colère.jpg(Suite du post du 22.12.2008)

S’il voulait prendre ses vacances, John Robot n’avait pas d’autre solution que d’arrêter rapidement le Tueur à la seconde.

Il fit passer une annonce dans tous le journeaux du monde, disant: « Le Tueur à la seconde n’attrapera jamais John Robot », et alla s’asseoir sur un banc.

John Robot espérait que le Tueur à la seconde, piqué au vif, viendrait s’en prendre à lui, tout en ne faisant pas trop de victimes sur le chemin. Une fois en sa présence, hé bien, on verrait bien ce qu’on verrait.

Un jour et une nuit passèrent, et rien. Toujours pas de Tueur à la seconde. « Je lui ai pourtant lancé un sacré défi », pensa John Robot.Il rentra finalement chez lui.

Une lettre l’attendait dans sa boite aux lettres : « Cher John Robot, Vous ne m’attraperez jamais non plus ».

« Voilà qui est intéressant », songea John. « Il n’a évidemment pas laissé d’adresse pour lui répondre, mais il a réagi ». John Robot entrevoyait une solution. Cette enquête prenait un tour meilleur. Il feuilleta son catalogue de vacances, rêvessant sur sa destination, puis se remit au travail.

Il fit passer une nouvelle annonce : « John Robot a rencontré le Tueur à la seconde : ce n’est qu’une mauviette », avec un commentaire expliquant comment John Robot avait soi-disant fait fuir le Tueur à la seconde.

La réaction ne se fit pas attendre. John reçut une nouvelle lettre : « Tes stratagèmes ne serviront à rien, John Robot. Tu ne m’attraperas jamais. ».

John Robot fit paraître une nouvelle annonce : « Le Tueur à la seconde fait des fautes d’orthographe ».

Là encore, il reçut une nouvelle lettre : « Mais quel idiot tu fais ! Tu lis le dictionnaire à l’envers ?  Je ne fais jamais de fautes d’orthographe ! ».

« Le tueur à le seconde est susceptible » fit paraître John Robot.

« Tu racontes n’importe quoi » écrivit le Tueur.

« Le Tueur à la seconde est soupe-au-lait » fit paraître John Robot.

« Et toi t’es bon qu’à rien » répliqua le Tueur.

A chaque fois, le Tueur répliquait par une lettre. Pendant ce temps, trop accaparé par les annonces de John Robot, le Tueur faisait moins de victimes.

Cet échange dura encore quelques temps, jusqu’à ce que John puisse identifier le quartier, puis la boite où étaient postées les lettres du Tueur.

Il fit publier une dernière annonce qui disait « Je sais où se trouve le Tueur à la seconde ». Et attendit, caché près de la boite. Peu de temps après la publication dans les journaux, il vit approcher un nuage de colère. Le Tueur à la seconde n’avait pas de forme précise, mais il réagissait aux émotions. Il avait une forme de brume tourbillonante, sombre et électrique. Il tournoyait de rage, et dans ce tournoiement, une lettre voletait, portant l’adresse de John Robot.

Dès que le Tueur fut près de la boite, John Robot actionna son aspirateur à Tueurs. L’aspirateur aspira le Tueur à la seconde, l’emprisonnant dans une petite boite étanche. John Robot était bien équipé. Ce n’était pas le premier Tueur qu’il pourchassait, même si cela avait était le plus redoutable.  Il le remit aux forces de l’ordre, reçu sa récompense, et pris un taxi pour l’aéroport, où l’attendaient ses valises pour partir en vacances.

 

 

 

 

 

09/01/2009

La disparition du battement d'aile

Butterfly.jpgUne enquête de John Robot.
La famille de M. Papillon a discrètement confié une enquête à John Robot. Un des battements d'aile de M. Papillon a disparu, et on imagine que trop bien les dégâts qu'il pourrait faire s'il n'était retrouvé rapidement. Une mission délicate pour John, presqu'autant que la dernière. Il avait dû rechercher un battement de cil. Il l'avait menée à bien celle-là. Imperturbable, les yeux dans les yeux du propriétaire, il avait vite remarqué que régulièrement, un battement de cil qui semblait ne plus se produire, rejoignait en réalité, et très discrètement, les battement du coeur. "Laissez-les à leur place, avait dit John Robot à son riche et plus tout jeune propriétaire, ça vous redonnera vigueur, et ça vous fera parfois couler une larme qui attendrira votre entourage". Une affaire rondement menée. Cette mission-ci s'annonce plus difficile, et plus urgente. Ce battement semble avoir déjà causé plusieurs accidents. [...]

29/12/2008

Pat Râ Bluu, un ami bien discret

Patrickraaaablue.jpg

Un ami de John Robot.

 

John Robot a un ami bien discret. Pat Râ Bluu. Pat Râ Bluu a un don pratique pour les enquêtes délicates, celles qui nécessitent le plus de tact : c'est un fantôme. Vivant sur la fontière de l'ici et de l'au-delà, désincarané mais présent, il est l'idéal compagnon qui décèle les faux-semblant, débusque les trompe-l'âme, les bonimenteurs, et fait parler les ombres.

Pat Râ prétend venir d'Egypte, bien sûr. A chacun ses petits snobismes. Moi je sais qu'il est né en plein sur une borne frontière, une borne qui marquait la limite entre deux pays qui déjà en ce temps n'existaient plus, qu'on avait oubliés, et ça, c'était presque nulle part, c'était presque partout, difficilement dicernable, difficilement préhensible, .... Son destin de fantôme se traçait.

27/12/2008

L'infidélité végétale

Macroflowerkiss bis.jpgUne enquête de John Robot.

Il est des enquêtes plus alimentaires que d'autres... Après des jours de planque, John Robot tenait enfin la preuve de l'adultère de Monsieur Orchido. Qu'il aille donc expliquer à sa femme ce qu'il flirtait avec cette jeunette aux joues roses. Lui pouvait rentrer tranquille, mission accomplie, chèque bientôt empoché.

La Fleur

Fleur de gris 1.jpg
Une enquête de John Robot.

John Robot planquait pour son plaisir. Il surveillait cette petite fleur, dont le rumeur disait qu'elle avait jailli du béton, en une nuit, devant la maison de la plus belle femme de la ville. Depuis, les amants les plus enthousiastes auraient tenté de la cueillir pour la lui offrir, mais la fleur aussi bien que la belle leur avait résisté. "Qui sait, pensait John plein d'espoir, si la vérité n'est pas autre ? Quelqu'un la cueille peut-être chaque soir, et elle repousse après chaque nuit". Mais aurait-il pensé lui-même à la cueillir ? John Robot s'endormit.

22/12/2008

Le Tueur à la Seconde

Ombre_bassin_1_(contours_lumineux).jpg

Une enquête de John Robot...
John Robot méditait devant un bassin de Lumiphares, l'esprit asticoté par leurs variations lumineuses. Il avait bien besoin de se stimuler. On l'avait embauché pour arrêter le Tueur à la Seconde. Rien que ça. Le fameux Tueur qui échappait à toutes les polices du monde. Celui dont le nombre de victimes était déjà incommensurable. Il s'en était fallu de peu que John refusât, mais il y avait un vrai petit pactole à la clé. Ca lui paierait enfin des vacances.
Il retournait donc le problème dans tous les sens, pesant et soupesant toute ébauche de solution, de traquenard. "Pourquoi pas simplement l'attendre ?", pensa John. Le Tueur à la Seconde finirait bien par passer par chez lui. Il lui fallait quand même en trouver, du monde, pour assouvir son besoin de tuerie. A ce rythme ... John fit le calcul : il passerait au plus 190 ans à attendre, au cas où le Tueur l'approcherait en dernier. Mais 190 ans d'attente sans vacances ... Et sans plus paresonne pour le payer ! Ce n'était pas une solution plaisante. Stimulé par les châtoiements des Lumiphares, John Robot finit par trouver autre chose, et s'en alla tendre un piège définitif au Tueur à la Seconde.

Le Spaghetti Récalcitrant

Le spaghetti récalcitrant.jpg

Une enquête de John Robot...
Il est des misisons plus alimentaires que d'autre. Même à table, même chez lui, John Robot peut se voir confier une mission: comme par exemple convaincre le Spaghetti Récalcitrant de rejoindre l'assiette préparée par Madame Robot. Payable en nature.