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22/06/2009

Un genre de tapir

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Avec toutes ces histoires de clochers, d'identités et de nouvelles citadelles, des plis et replis sur soi-même, je voulais partir vers une histoire de racines qui n'en sont pas, qui vont vers le ciel, etc., mais c'est cela qui m'est venu: un genre de tapir, ou de pangolin, une bête étrange mélange d'écorce et de plante carnivore, avec sa langue, sa paille à fourmis, et l'air fâché avec ça. Ou soucieux ? Surpris ? Et est-ce que cela ressemble bien à un tapir, cette photo ? (oui)

Qui sait, si les tapirs sont de grands robots manoeuvrés par les fourmis ... (ici il faut imaginer le dessin d'un tapir en coupe, comme dans le Petit Prince, le dessin du boa qui avale un éléphant : l'intérieur du tapir n'est rien d'autre qu'une structure d'automate, peuplé de fourmis laborieuses, toutes actives, à la manoeuvre, pour guider leur pangolin-robot vers leurs amies les fourmis en difficulté, du genre de celles qui manifestent partout dans le monde et se font brutaliser).

Bref, je sais, l'imagination voyage encore sans passeport biométrique, éternelle passagère clandestine... Bon voyage fantôme pour aujourd'hui !

17/06/2009

Les enquêtes de John Robot : La Bouille

La Bouille (web).jpg

Cet ami de John Robot - il s’appelle La Bouille et c’est son meilleur indic' - on le mène facilement par le bout du nez, qu’un bavard déverse des flots de paroles, La Bouille surnage et reste pendu à ses lèvres, n’importe quel bobard, n’importe quel ragot, il les écoute d’un bout à l’autre et les gobe d’un trait, c’est quelque chose.

Comme il reste crédule et pantois jusqu’au bout, les blablateurs se sentent à l’aise, se laissent aller mine de rien à plus de confidences qu’ils n’y comptaient, et se sentent obligés d'achever leur récit par une grande tape dans le dos de La Bouille, si forte qu’il manque presque de tomber à terre, histoire sans doute que La Bouille comprenne bien qu’il a intérêt à la boucler ; et La Bouille la boucle toujours, sauf avec John Robot, pour des raisons qu’il conviendra un jour d’expliquer.

16/06/2009

Héron et pêcheur

Héron et pêcheur.jpgQui mangera le poisson ?

04/06/2009

La Nuit et John Robot

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John Robot avait toujours un peu peur la nuit. Il craignait les recoins sombres, les bruits sourds, les quartiers mal éclairés. Il évitait surtout les ruelles étroites plongées dans le noir, d’où pouvaient déboucher tout un tas d’êtres malintentionnés : mangeurs de sommeil, voleurs de rêve, encauchemardeurs. Face à de tels monstres, il n’y avait rien que John put faire, si ce n’est prendre la poudre d’escampette. Pratique et prudent comme il était, John Robot prenait donc souvent les devants : devait-il rentrer à une heure tardive, hé bien, il le faisait en courant, et vite encore. C’était toujours ça de pris. Il rentrait plus rapidement chez lui, cela le maintenait en forme, et la forme, pour un détective, c’est important.