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29/03/2009

Les Origamis (Partie 2)

(suite de la première séquence audio)

[à suivre ...]

26/03/2009

Le Roi Fantôme

Le Roi Fantôme (web).jpg

John Robot s’arrêtait souvent quelques minutes devant la statue du Roi Fantôme. Celle-ci l’avait toujours intrigué mais, malgré son inclination naturelle à l’investigation, jamais il n’avait osé la toucher pour s’assurer de sa présence, ou même lui jeter une petite brindillle, pour voir. On ne sait jamais avec les fantômes, pensait-il. Ils peuvent se mettre dans des états pas croyable pour des broutilles, et vieilles de cinq siècles encore. Surtout s’ils sont Rois. Il poursuivait son chemin, se jurant chaque fois qu’à sa prochaine promenade, il lui lancerait un pot de peinture.

22/03/2009

Lepton Sesquipède (2) : Bipedus Urbsus Groupusculus

Bipedus Urbsus (web).jpg

Les Aventures scientifiques du professeur Lepton Sesquipède (2).

 

Lepton s’était mis à la tâche. Ses recherches le passionnait tellement qu’il était bien certain qu’il n’en aurait jamais assez, et elles étaient tellement vastes qu’il savait qu'il n’en verrait jamais la fin. Les recherches s’étaient d’ailleurs récemment emballées, lorsque le consensus s'était fait parmi la communauté scientifique pour considérer que Bipedus avait des facultés d’adaptation considérables. On en retrouvait les traces dans des écosystèmes de tous types. « Bipedus se développait dans des biotopes très variés. Les recherches menées par les professeurs Anas Chipeau et Anas Milouinan ont démontré l’existence d’une espèce évoluant en milieu urbain, qu’ils ont donc désignée sous le taxon « Bipedus Urbsus ». Les résultats des recherches de terrain menées par notre laboratoire (annexe 3) semblent indiquer un comportement grégaire relativement organisé. Il n’est pas encore établi si l’Urbsus évoluait systématiquement en nuées, et encore moins si ces nuées étaient géométriquement organisées. Nous pouvons toutefois conclure que les individus évoluaient à des distances importantes les uns des autres, et que certains jouaient sans doute le rôle d’éclaireur pour un petit groupe stabilisé. Nous le désignerons sous le taxon Bipedus Urbsus Groupusculus ».

21/03/2009

La Convention des Phobiques (2)

Souvenir du Pantophobe (web).jpg

(suite et fin du post du 3.3.2009)

John Robot avait rapidement deviné. Le Rassureur ne pouvait être personne d’autre que ce fameux invité spécial, le Pantophobe. Comment une personne qui avait soi disant peur de tout pouvait se déplacer à travers le pays et s’exprimer devant toute une assemblée ? Cette phobie « globale » ne pouvait être qu’une supercherie et John Robot était bien content de l’avoir aussi vite déjouée. Il alla se poster à l’entrée des invités et cueillit le Pantophobe dès son arrivée. Balayant d’une geste les dénégations et les suppliques attérées de l’organisateur, John Robot s’enferma dans une pièce avec le Pantophobe-Rassureur et se planta devant la porte, bien décidé à ne pas quitter le gaillard des yeux jusqu’à la fin de la Convention. Le Pantophobe finit par s’endormir, suivi peu de temps après par John Robot, qui n’avait pas encore bien récupéré de ses vacances.

Il furent réveillés tous deux par le vacarme de poings tambourinant sur la porte. C’était l’organisateur qui - John Robot le constata en lui ouvrant– fulminait de rage et tremblait de colère. Le Pantophobe n’était pas le Rassureur, dit-il avec un abominable rictus. Le Rassureur, entretemps, avait sévi et tous les phobiques présents avaient perdus leur phobies. J’espère que vous avez une bonne assurance, Monsieur Robot. Il y avait un cas extrêment rare de Phobophobe et - La peur d’avoir peur, glissa le Pantophobe à l’oreille de John Robot -  et ce Phobophobe a perdu toute crainte ! Il menace de nous faire un procès ! » John Robot était bien embêté, mais il fit comme si de rien n’était. Vous lui donnerez ma carte, répondit-il en haussant les épaules.

Le Pantophobe semblait quant à lui tout à fait heureux de ne pas avoir été affecté par la venue du Rassureur. Il invita John Robot au restaurant. Chemin faisant, John Robot  ne put s’empêcher de le questionner. Mais comment allez-vous faire au restaurant ? Vous n’avez pas peur de tout ? Bah, répondit le Pantophobe avec un petit sourire, à la longue, avoir peur de tout, ou n’avoir peur de rien, cela finit par se ressembler… Et de fait, au moment de payer l’addition d’un repas de seigneurs, le Pantophobe n’eut pas l’air de trembler, ou du moins, s’il eut peur, il n’en laissa rien paraître.

 

14/03/2009

Les Origamis (Partie 1)

L'origami (de oru, plier, et de kami, papier) est le nom japonais de l'art de plier du papier. Il désigne également les pliages eux-mêmes.

Si les origamis sont aujourd’hui réalisés à des fins ludiques et créatives, ils étaient surtout, au temps de leur invention, destinés à des fins religieuses. Un certain type d’origami servait même d’instrument d’exorcisme et de purification : un prêtre shinto l’agitait trois fois au-dessus des fidèles, pour chasser les mauvais esprits… 

 

Voici l'histoire de Marcus, du Champ de Bataille, et d'un Ministre de la Guerre qui aimait les origamis.



Ne vous inquiétez pas si vous n'avez aucune image: c'est un fichier audio.

Lepton Sesquipède

Lepton Sesquipède (web).jpg

Lepton Sesquipède s’avançait, incertain de son sort, dans le couloir de l’amer, comme ils le surnomaient avec les collègues. C’était le couloir qui menait au bureau du chef de laboratoire. Les restructurations allaient bon train, et il craignait de se faire virer. Les recherches de Lepton n’avançaient pas trop en ce moment, ce qui inquiétait le chef en question qui craignait pour ses financements. Il lui mettait la pression. « Lepton, il faut que ton article soit prêt pour l’été, sinon on pourra pas rentrer ton dossier, et si on rentre pas ton dossier à temps, on n’a pas de financement, et si on n’a pas de financement, pas de pépètes pour te payer, et si on n’a pas de pépètes pour te payer … ». Les recherches de Lepton portaient sur des restes fossiles qui tendaient à prouver l’existence d’une espèce ancestrale bipède douée d’intelligence, qui aurait vécu sur Terre avant l’avènement des Canards (Anas Sapiens). Et ce que Lepton découvrait le plongeait dans la perplexité. [...]

08/03/2009

Cheval de Bois

Cheval de Bois (web).jpgM'étant fait plus léger que la feuille tombante, plus discret qu'une brindille, je parvins à approcher ce Cheval de Bois.

06/03/2009

Les Randonneurs

Les Randonneurs 2 (web).jpg

Le Temps d'un Café

La chaleur du café (web).jpg

03/03/2009

La Convention des Phobiques (1)

Phasmophobie.jpg

John Robot avait été contacté par Monsieur F., organisateur de la Convention annuelle des Phobiques. Il y en avait de toutes sortes, et il serait gouleyant de tous les citer ici mais cela prendrait un peu de temps. Or, le temps pour John Robot était compté. Monsieur F. avait reçu des menaces qu’il qualifiait de « sérieuses » annonçant la présence - incognito bien sûr- du Rassureur le plus puissant de la région. Comme son nom l’indique, un Rassureur a le don d’absorber les phobies, même à l’insu de leurs porteurs. Si celui-ci parvenait à assister à la convention, et à prendre la parole devant toute l’assemblée, les plus faibles n’y résisteraient pas. Leurs phobies seraient immédiatement envolées, évaporées, et avec elles leur joie de partager avec leurs congénères phobiques «Outre la perte de membres, vous comprenez, susurra l’organisateur. Nous avons de plus l’honneur de recevoir le seul Pantophobe du continent, qui doit arriver d’une minute à l’autre. Ce serait pour nous un désastre de le perdre. ». John Robot appris qu’un pantophobe avait la phobie de tout, et il se demandait comment cette personne pouvait bien faire pour se déplacer de conventions en conventions.

Le boulot n’avait pas l’air très attrayant, mais les vacances de John Robot lui avaient coûté plus que de raison, aussi accepta-t-il sans trop négocier le tarif. Il se mit immédiatement à la tâche. [à suivre...]

Les vacances de John Robot

Le Dépiquepocket (web).jpg

Le meilleur endroit où passer ses vacances, selon John Robot, c’est au supermarché. Assis dans une chaise longue, rayon meuble de jardin, coiffé d’un chapeau de paille et le nez chaussé de lunettes fumées, il profite de la température agréable et de l’ensoleillement certes artificiel, mais constant. Voilà pour John Robot la situation idéale. Toutefois, tout cela serait vite lassant, s’il ne pouvait y pratiquer l’un de ses jeux préférés : le dépiquepocket.

L’œil fureteur, John Robot repère sans les appréhender ou les dénoncer les petits voleurs du dimanche, les grands-mères kleptomanes et les picoreurs à la sauvette, ceux-là qui subrepticement ouvrent les paquets et y soustraient une dime illégale. Discrètement, John Robot les file, subtilise leur butin et le remet en rayon. Il observe ensuite, au passage de la caisse, leur mine angélique mais crispée, puis leur air déconfit au sortir du magasin, lorsqu’ils réalisent qu’ils n’ont rien emporté…

A la fin de la journée, John Robot fait un brin de causette à la gardienne. Elle lui annonce parfois toute fière qu’aujourd’hui, elle a pris un de ces chapardeurs la main dans le sac ! John Robot sourit. Si elle savait, ce serait sans doute la fin des vacances.