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21/03/2009

La Convention des Phobiques (2)

Souvenir du Pantophobe (web).jpg

(suite et fin du post du 3.3.2009)

John Robot avait rapidement deviné. Le Rassureur ne pouvait être personne d’autre que ce fameux invité spécial, le Pantophobe. Comment une personne qui avait soi disant peur de tout pouvait se déplacer à travers le pays et s’exprimer devant toute une assemblée ? Cette phobie « globale » ne pouvait être qu’une supercherie et John Robot était bien content de l’avoir aussi vite déjouée. Il alla se poster à l’entrée des invités et cueillit le Pantophobe dès son arrivée. Balayant d’une geste les dénégations et les suppliques attérées de l’organisateur, John Robot s’enferma dans une pièce avec le Pantophobe-Rassureur et se planta devant la porte, bien décidé à ne pas quitter le gaillard des yeux jusqu’à la fin de la Convention. Le Pantophobe finit par s’endormir, suivi peu de temps après par John Robot, qui n’avait pas encore bien récupéré de ses vacances.

Il furent réveillés tous deux par le vacarme de poings tambourinant sur la porte. C’était l’organisateur qui - John Robot le constata en lui ouvrant– fulminait de rage et tremblait de colère. Le Pantophobe n’était pas le Rassureur, dit-il avec un abominable rictus. Le Rassureur, entretemps, avait sévi et tous les phobiques présents avaient perdus leur phobies. J’espère que vous avez une bonne assurance, Monsieur Robot. Il y avait un cas extrêment rare de Phobophobe et - La peur d’avoir peur, glissa le Pantophobe à l’oreille de John Robot -  et ce Phobophobe a perdu toute crainte ! Il menace de nous faire un procès ! » John Robot était bien embêté, mais il fit comme si de rien n’était. Vous lui donnerez ma carte, répondit-il en haussant les épaules.

Le Pantophobe semblait quant à lui tout à fait heureux de ne pas avoir été affecté par la venue du Rassureur. Il invita John Robot au restaurant. Chemin faisant, John Robot  ne put s’empêcher de le questionner. Mais comment allez-vous faire au restaurant ? Vous n’avez pas peur de tout ? Bah, répondit le Pantophobe avec un petit sourire, à la longue, avoir peur de tout, ou n’avoir peur de rien, cela finit par se ressembler… Et de fait, au moment de payer l’addition d’un repas de seigneurs, le Pantophobe n’eut pas l’air de trembler, ou du moins, s’il eut peur, il n’en laissa rien paraître.

 

Commentaires

A la longue, avoir peur de tout ou n'avoir peur de rien, cela finit par se ressembler...
Qui l'eut cru ? la vérité sort de la bouche des Pantophobes !!

Écrit par : charlie | 22/03/2009

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